Sunderland, devenu un temps ‘The Bank of England Club’

‘The Bank of England Club’ est un surnom fréquemment donné dans le football anglais à un club aux capacités financières largement supérieures à celles de ses adversaires. Si Arsenal durant les années 1930 ou Everton à la fin des années 1960 se sont vus accolés le sobriquet, Sunderland l’a tout aussi bien porté une décennie durant. Les Rokerites devenaient ainsi à l’aube des 1950s ‘The Bank of England Club’, au travers d’une expérience loin d’être inédite bien que régulièrement infructueuse: dépenser massivement pour emporter le titre.

Formé en 1879, Sunderland devient membre de le Football League en 1890, soit deux ans après sa création en 1888. Les distances à parcourir pour jouer à Sunderland avaient jusqu’alors été l’argument principal qui empêchait l’entrée des Mackems dans la League ; ils promettent pour l’obtenir de prendre en charges les coûts de déplacements supplémentaires des autres clubs. Alors qu’ils avaient déjà battu les ‘Invincibles’ de Preston – premier champion de la Football League en 1888-1889 – en amical, les Rokerites démontrent rapidement leur potentiel au cours de la première moitié du siècle : à l’explosion de la Seconde Guerre Mondiale, Sunderland a déjà emporté six titres – un record partagé avec Aston Villa.

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Nommé en 1939, l’entraîneur Bill Murray – ancien latéral droit du club et membre de  l’équipe championne de 1936 – prend officiellement l’équipe en main après la guerre, et doit se montrer à la hauteur de ce lourd héritage : Sunderland a une grande tradition à respecter, et le président Edward Ditchburn – businessman local ayant percé dans la fabrication de mobilier, et ancien maire de la ville durant les années 1930 – n’en attend pas moins de son nouvel entraîneur. Pourtant, les deux premières saisons sont décevantes puisque si Sunderland termine 9ème en 1946-1947, l’équipe se met très largement en danger lors de l’édition 1947-1948. Les pensionnaires de Roker Park (ci-dessus et en une) flirtent ainsi toute la saison durant avec la zone rouge, finissant à seulement 4 points de la relégation – destin qui aurait été terrible pour le club, jamais relégué auparavant. Pourtant en février 1948, afin de redresser la barre, Sunderland établissait un nouveau record sur le shackleton03marché des transferts avec l’achat de Len Shackleton – attaquant de Newcastle jusqu’alors – pour £20.050 (ci-contre). Son premier match avec Sunderland sera une lourde défaite au Baseball Ground de Derby, suite à laquelle il dira à sa femme: « I think they’ve just bought me to try and keep them up but there’s no way I can save them, they’re bound to be relegated! ». Si l’impact du joueur n’a donc pas été suffisant lors de la seconde période du championnat puisque le classement final reste médiocre, il est clair qu’une nouvelle ère s’ouvrait alors à Roker Park : l’excitation des fans – qui se ruent en masse au stade – est palpable alors que le pouvoir financier du club est sur le point d’être démontré.

La saison suivante voit Sunderland retrouver une place dans le top 10 national, puisque – désormais emmené par le divertissant Len Shackleton, ‘The Clown Prince of Football’ -, les Miners terminent à la 8ème place du classement. La saison est cependant marquée par l’une des plus grandes surprises de l’histoire de la FA Cup : en déplacement à Yeovil Town, alors club non-professionnel, Sunderland est éliminé en prolongation sous un épais brouillard (ci-dessous). Sur le marché des transferts, cette édition 1948-1949 voit Sunderland accélérer sa politique de recrutement, avec les arrivées en cours de saison de l’attaquant intérieur Ivan Broadis (£18.000) et de l’ailier Tommy Wright (£12.000).

Avec un effectif désormais conséquent, les observateurs ne peuvent que donner à Sunderland le statut de prétendant au titre. Et pour la première fois, les Rokerites répondent totalement aux attentes: la saison se déroule merveilleusement bien, Sunderland domine la Football League First Division durant la majeure partie de la saison et est leader du classement début avril. Pourtant, la fin de saison est cauchemardesque ; les Rokerites concèdent trois défaites de rang face à Middlesbrough, Manchester City et Huddersfield. Au même moment, le Portsmouth de Bob Jackson et le Wolverhampton de Stan Cullis font le travail: Pompey emporte le titre à la différence de buts, devant les Wolves. Sunderland est troisième à un point, autant dire qu’une victoire parmi ces trois défaites aurait suffi à emporter le titre. Rétrospectivement, Shackleton analyse la défaite contre Manchester City comme le tournant de cette fin de saison: « City hadn’t won away from home all season and actually ended up being relegated. We, on the other hand, were undefeated at Roker Park so the game looked to be a formality. Unfortunately it turned out to be one of those days when nothing went right and we ended up losing 2-1. We even missed a penalty and when the referee ordered the kick to be retaken because the goalkeeper had moved, poor Jackie Stelling missed again! » Cette fin de saison malheureuse ne doit pourtant pas faire oublier les promesses de l’effectif et le potentiel du club.

Celles-ci sont d’ailleurs rapidement décuplées par le board qui entend bien réparer l’affront de la dernière saison: en plus de l’ailier Billy Bingham s’ajoute Trevor Ford à uneford ligne offensive fournie par les arrivées précédemment citées, en plus de la présence de Dickie Davies – meilleur buteur la saison précédente avec 25 buts. L’arrivée du Gallois Trevor Ford en provenance d’Aston Villa provoque un mini-séisme dans le monde du football, puisque les pensionnaires de Roker Park ont encore battu le coût du transfert record avec £30.000, et Ford devient ainsi le joueur le plus cher au monde. A la quête d’un succès immédiat au travers d’une politique d’achat proactive, Sunderland devient officiellement ‘The Bank of England Club’. A l’octobre 1950, l’association de Les Shackleton – réputé pour ses facilités techniques, l’un de ses contemporains dira de lui « Once in possession, and few can match his dexterity at bringing the ball under control, the ball becomes his slave. All the skills of inside forward play – dribbling, feinting, correct positioning and accurate passing are his to command. » – et de Trevor Ford – attaquant formidablement puissant et redoutable finisseur – fait saliver le Royaume et la presse britannique qui annonce Sunderland futur champion d’Angleterre.

Après une défaite 3-0 à Chelsea, Ford effectue ses débuts à domicile lors d’une large victoire 5-1 face à Sheffield Wednesday: pour l’occasion, il marque un hat-trick, casse la mâchoire d’un défenseur adverse et déplace un des poteaux lors d’un duel avec le gardien sur son dernier but. Si les débuts sont donc prometteurs, la suite allait pourtant largement décevoir. Trevor Ford traverse une période délicate sur le plan personnel – il est en effet accusé d’avoir touché une prime à la signature supérieure à la limite autorisée -, et son association avec Shackleton pose problème. En effet, les deux joueurs ne s’entendent pas extrêmement bien, et Ford désespère de voir Shackleton sur courant alternatif, triant ses matchs et ses périodes. Imprévisible et littéralement capable du meilleur comme du pire, Sunderland réalise une saison 1950-1951 particulièrement décevante et termine 12ème.

Déçus, le président Edward Ditchburn et l’entraîneur Bill Murray poursuivent leur politique agressive sur le marché des transferts et signent le milieu de terrain George Aitken ; cependant, les saisons se suivent et se ressemblent pour les Mackems qui sont incapables de faire mieux que cette même 12ème place en 1951-1952. Les supporters sont bien évidemment frustrés par ces décevantes saisons qui voient Sunderland incapable de répondre aux attentes, d’autant plus que Roker Park fat systématiquement le plein ; les journaux sont perplexes quant au delta entre les qualités intrinsèques de l’effectif et les réalités du terrain. Shackleton donnera une explication logique a posteriori, Sunderland n’était qu’une somme d’individualités: « It takes time to harness and control a team of thoroughbreds. It took time to achieve the blend at Roker Park ». L’exemple le plus frappant était bien évidemment la relation entre les deux attaquants. Si les deux terminent la saison avec 22 buts au compteur, ils ne s’entendent ni sur le terrain ni en dehors. Un match contre Chelsea en février 1952 résume parfaitement leur association ; longtemps incertain à cause d’une opération dentaire, Trevor Ford est finalement déclaré apte à jouer et marque trois buts dans une première mi-temps qui voit Shackleton y allait par ailleurs de son propre but. Dans une telle forme, les deux compères sont intenables et auraient massacré toutes les défenses du championnat ; pourtant en seconde période, Shackleton s’arrête de jouer et si le courageux Ford poursuit ses efforts tout en fulminant contre son compère, Sunderland ne produit plus rien, encaissant même un but.

Un peu plus tard dans la saison, Trevor Ford se confie à des amis puis à la presse, et s’emporte contre Shackleton qui ne lui passerait jamais le cuir, et ce de manière délibérée. Réponse du génie anglais quelques mois plus tard dans un match amical d’après-saison: après avoir dribblé toute la défense puis le gardien, Shackleton se retourne et passe la balle à Ford en criant « There you go, don’t say I never pass to you ». Pourtant aux origines sociales et à la philosophie de vie proches, les deux ne s’entendent décidemment pas – Shackleton pense à divertir  et utilise ses qualités techniques pour ridiculiser Ford, duquel beaucoup estiment qu’il aurait été jaloux (beauté physique et record du transfert). D’autres expliqueront qu’ils étaient simplement incapables de comprendre le jeu l’un de l’autre, ce qui engendrait une frustration constante quant aux décisions prises par chacun. Arrive alors la nouvelle saison 1952-1953, qui est faite là encore de désillusions. Le départ est pourtant canon, et à la mi-janvier Sunderland est leader du championnat. La seconde partie de saison est inverse : la mauvaise relation entre Shackleton et Ford – qui ne se parlent plus – gangrène le vestiaire, alors que les prestations défensives sont particulièrement inquiétantes – troisième pire défense du championnat avec 82 buts encaissés. L’équipe clôt sa campagne par six nuls et six défaites qui les font tomber à la 9ème place au classement. Du changement est alors nécessaire pour réaffirmer les ambitions d’un club qui ne cesse pourtant de dépenser sur le marché pour bâtir l’équipe la plus compétitive du pays, en vain.

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A l’aube de la saison 1953-1954, c’est une enveloppe très conséquente qui est ainsi mise à la disposition de Bill Murray ; ce dernier dépense près de £70.000 et signe neuf nouveaux joueurs, dont trois internationaux : le gardien Jimmy Cowan, le défenseur Ray Daniel et l’ailier Billy Elliott (ci-dessus, de gauche à droite: Daniel, Ford, Cowan, Elliott, Shackleton). Jackie Milburn, attaquant légendaire de Newcastle, était par ailleurs sur le point de signer. Un tel budget est à l’époque absolument inédit, et renforce plus encore l’étiquette ’The Bank of England club’ accolée au club depuis quelques saisons déjà. Inutile de préciser que pour beaucoup, cette politique est insensée, excessive, et destructrice pour le football anglais. Murray ne s’intéresse lui qu’à son équipe, et croit en renforçant sa ligne arrière que Sunderland pourra enfin figurer parmi les grosses cylindrées du championnat. Comme toujours, les Mackems se démarquent par leur inconsistance, mais s’ils connaissent quelques moments de gloire – victoire 7-1 contre Arsenal en septembre par exemple -, la saison est pour le moins calamiteuse. L’attaque tourne bien mais la défense est terriblement mauvaise – Sunderland sera la pire défense du championnat avec 89 buts encaissés -, et la relation Shackleton/Ford empire davantage encore quand le second refuse à partir de la mi-septembre de jouer dans la même équipe que le premier. En guerre ouverte avec l’icône du club, Trevor Ford est vendu en décembre 1953 à Cardiff pour £30.000. Jusque la fin de saison, Sunderland navigue dans les bas-fonds du championnat, se sauve grâce à trois dernières rencontres où ils sont invaincus, et termine à une piteuse 18ème. Incarnation de la politique de transferts agressive de Sunderland, cette saison 1953-1954 résume parfaitement la décennie des Mackems: l’accent est mis sur les noms plutôt que sur le collectif, sur les transferts plutôt que le développement interne, sur l’immédiateté plutôt que la construction. ‘The Bank of England Club’ a jusqu’alors piteusement échoué.

Eté 1954: Sunderland retourne sur le marché, et signe notamment Charlie Fleming – ‘Cannonball Charlie’ – pour renforcer sa ligne offensive. L’opération est un succès, puisque les Mackems terminent la saison à une prometteuse 4ème place, et sont l’équipe ayant perdu le moins de rencontres du championnat. Ils atteignent par ailleurs la demi-finale de la FA Cup qu’ils perdent 1-0 contre Manchester City sur une pelouse de Villa Park détrempée. L’édition 1955-1956 voit Sunderland redescendre à la neuvième place au classement ; l’important est ailleurs puisque Sunderland élimine l’ennemi et tenant du titre Newcastle (ci-dessous) en quart de finale de FA Cup, avant d’eux-mêmes se faire sortir une nouvelle fois en demi-finales, par Birmingham. Enthousiasmantes, ces deux saisons ne sont pourtant rétrospectivement qu’une irrégularité parmi le marasme ; une catastrophe pointerait très bientôt le bout de son nez.

La saison 1956-1957 est en effet délicate puisque deux victoires en 16 rencontres mettent le club dans une situation très précaire dès décembre. Le réflexe est désormais automatique: Bill Murray utilise les réserves de la ‘Bank of England Club’ et achète Don Revie, attaquant jouant dans un rôle de faux-neuf – le célèbre ‘Revie Plan’ -. Pourtant, ce sont des problèmes extra-sportifs qui allaient mettre Sunderland en crise.

En janvier 1957, Fred Howarth, secrétaire de la Football League, reçoit une lettre anonyme d’un certain Mr Smith dénonçant les pratiques illicites du club: Sunderland paierait notamment ses joueurs au-delà du salaire maximum (£20/semaine). Quelques semaines hardakerplus tard, Alan Hardaker (ci-contre) lui succède au secrétariat de la Football League. Il hérite du dossier Sunderland et après n’y avoir rien trouvé comme ses prédécesseurs, il décide de s’y replonger une dernière fois. Il épluche les comptes du club et remarque une phrase écrite au crayon à papier à côté d’une somme importante de £2/3.000 : « Where do I post this ? ». Cette somme est destinée à l’achat de paille, avec laquelle on recouvrait à l’époque la pelouse l’hiver pour la protéger des faibles températures. Intrigué, Hardaker passe un coup de fil à son frère Ernest, président de Hull Rugby League Club, et lui demande: « How much does it cost you to cover your ground with straw in a normal sort of winter? ». Ernest répond: « It would depend on how many Saturdays were involved » « Well, if I gave you £3.000, would you be able to manage for a season? » « Blow me! For that, we’d manage for twenty-five seasons! » La réaction du frère confirme l’intuition de Hardaker et les dénonciations de la lettre anonyme. Reste alors à la Football League de s’associer avec la Football Association pour tout revoir et finaliser le dossier. En clair, Sunderland a une décennie durant surtaxé ses factures de paille tout en sachant qu’il ne recevrait pas une telle quantité de ladite paille. Il s’agissait simplement de rendre la sortie d’argent officielle ; le fournisseur rendait la différence au club en billets de £1 qui les distribuait finalement à ses joueurs. Ainsi, officiellement, les joueurs ne sont pas payés au-dessus du plafond, et aucune sortie d’argent des comptes n’est illicite. Près de £5.427 14s 2d aurait été versé aux joueurs de façon illégale. De telles pratiques illégales sont à l’époque – on peut l’imaginer – courantes ; c’est pourtant Sunderland qui est pris la main dans le sac et qui allait devoir payer.

La saison 1956-1957 se termine ainsi en eaux de boudin. Le scandale des paiements illégaux provoque une véritable onde de choc en Angleterre ; tous les médias reprennent l’affaire (ci-dessus et ci-contre). La sanction tombe en avril : le club doit s’acquitter d’une sans-titreamende de £5.000, plus grosse amende de l’histoire. Trois dirigeants sont bannis, dont le président Ditchburn, tout comme le sont six joueurs ou anciens joueurs : Trevor Ford, Ken Chisholm, Ray Daniel, Billy Elliott, Willie Fraser et Johnny Hannigan – les suspensions de joueurs seront diminués plus tard, certaines d’ailleurs transformées en simples amendes -. Il est cependant intéressant de voir comment le scandale est récupéré par ceux qui font alors pression pour une augmentation voire abolition du salaire maximum (Jimmy Hill, ci-dessus). Sur le terrain, Sunderland termine 20ème et évite de justesse la relégation. L’entraîneur Bill Murray remet finalement sa démission au nouveau président, le Colonel John Turnbull, le 26 juin, un mois après avoir reçu une amende de £200 pour son implication dans l’affaire, ce qui met fin à ses 18 années passées à Roker Park. ‘The Bank of England Club’ prenait alors définitivement fin: infructueuse sportivement (ci-dessous), cette politique onéreuse avait par ailleurs amené le club à subir des déboires judiciaires. Le désir de succès immédiat avait eu raison de l’éthique et de la moralité.

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C’est d’ailleurs pour répondre à ce manque d’éthique et de morale que le nouveau board désigne Alan Brown (ci-contre) comme nouvel entraîneur à l’été 1957. L’expérience du ‘Bank of England’ est désormais révolue : Alan Brown – entraîneur autoritaire et puritain – voit cette opportunité comme la possibilité de nettoyer le club qu’il a supporté durant son teaserbox_25032667enfance. Débarquant de Burnley, il sait par ailleurs faire avec peu de moyens financiers. Les valeurs morales devenaient plus importantes que le succès, lui qui refusera toujours de donner illégalement de l’argent à des parents pour signer leur fils. Dans un club gangréné, l’opération est particulièrement difficile. Outre la blessure de Len Shackleton dès le début qui le poussera à prendre sa retraite (348 matchs, 102 buts), le club ne peut éviter la relégation en Second Division, pour la première fois depuis son entrée dans la Football League 68 années auparavant. Les Mackems devront attendre 6 ans avant de retrouver la First Division, temps pour Brown de reconstruire un effectif jeune et dévoué. Un temps devenu ‘The Bank of England Club’, Sunderland n’avait rien gagné et avait mis au travers de cette politique son avenir en danger ; son statut de club de First Division écorché, les Rokerites étaient d’ailleurs dorénavant condamnés à faire des allers-retours entre les deux premières divisions pour le demi-siècle suivant. Triste destinée pour un club à la riche tradition.

Rémi Carlu

Bibliographie :

Hardaker, Alan, Hardaker of the League (Pelham Books, 1977)
Hutchinson, Roger, Into the Light: a Complete History of Sunderland Football Club (Mainstream Sport, 2001)
Malam, Colin, Clown Prince of Soccer?: The Len Shackleton Story (Highdown, 2004)
Palmer, Neil, Trevor Ford: The Authorised Biography (Amberley Publishing, 2016)
Sutcliffe, Richard, Revie: Revered and Reviled (Great Northern, 2010)
Wilson, Jonathan, Nobody Ever Says Thank You - Brian Clough, the Biography (Orion, 2012)

Sitographie:

Bowley, Luke, 'The Bank Of England Club: The Perils Of Big Spending' (www.rokerreport.sbnation.com, 2013)
www.roker-roar.com

Crédits photos et vidéos:

www.thedaisycutter.co.uk, DR
www.pinterest.com, DR
www.therockerend.com, DR
www.picclick.co.uk, DR
www.sunderlandecho.com, DR
www.mightyleeds.co.uk, DR
www.sunderlandafcformerplayersassociation.com, DR
British Pathé

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